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Le Blog pour Tous d'un franc-maçon. "La loi morale au fond de notre coeur et la voute étoilée au dessus de notre tête". Emmanuel Kant Les pseudonymes ne sont plus acceptés pour les commentaires. (4.11.2018)

06 Jul

Le courage de dire et le sens des mots.

Publié par Gérard Contremoulin  - Catégories :  #Droits de l'Homme, #Europe et International, #Réflexions

 

"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire.

 

C'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques"

 

Jean Jaurès, distribution des prix du lycée d'Albi, 30 juillet 1903. 

 

La politique de colonisation 

 

Le gouvernement israélien mène, au nom de la sauvegarde de la sécurité de l'Etat, une politique de colonisation dans les territoires occupés, dans la bande de Gaza et en Cisjordanie.

 

Cette politique a été étendue et systématisée sous Benjamin Nétanyahou. La Knesset, le parlement israélien,  votait le 24 juillet 2025 l'autorisation d'annexer les territoires occupés de Cisjordanie. Ce qui constituait, ni plus ni moins, la légitimation de la colonisation, pourtant déclarée illégale par le Conseil de Sécurité de l'ONU.

 

 

Après les massacres terroristes du 7 octobre 2023, qu'il faut condamner avec la plus extrême fermeté, Israël était incontestablement en droit de se défendre. Ce que son gouvernement a engagé.

 

Nétanyahou a d'abord appuyé son action sur la libération des otages.

 

Puis, aiguillonné par son ministre ultra-nationaliste Itamar Ben Gvir, ancien terroriste des années 1990, il l'a étendu très rapidement à l'éradication des terroristes du Hamas. Ce qui lui permettait d'autant mieux de faire accepter le surdimensionnement de ses attaques, conduisant à la destruction de la bande de Gaza.


Aujourd'hui, ceux pour qui la paix serait en fait la plus mauvaise des issues, s'ingénient à construire toutes les embuscades possibles à la réalisation de sa construction politique. Ils peuvent compter sur ces vieilles haines recuites de l'histoire depuis 1947, celles qu'entretiennent les faucons des deux camps, leurs alliés respectifs et leurs "proxis".

 

Depuis 2023, Israel et le Hamas s'affrontent dans une guerre, où les passions se déchaînent, où l'irrationnel remplace la réflexion, où la loi du Talion est imposée par une minorité de ministres ultra religieux qui tient le Premier ministre en otage, car la poursuite de la guerre est, pour lui, le sauf-conduit pour échapper aux poursuites judiciaires. Et, force est de constater que malgré le cessez-le-feu, les frappes israéliennes continuent sur l'enclave de Gaza.

 

Réaffirmer la position de la France avec l'Europe

 

A quelques mois de l'élection présidentielle française, le gouvernement israélien de Benjamin Nétanyahou, lesté de ses ministres d'extrême droite, n'a toujours pas l'intention d'infléchir sa stratégie.

 

Dès le début du prochain quinquennat, la France devra réaffirmer sa position pour la Paix au proche Orient et développer les moyens qu'elle entend consacrer à leurs réalisations avec ses partenaires européens. Et, notamment, elle devra relancer la "Coalition des volontaires".

 

Cette orientation dépend bien évidemment du vote de chacun des électeurs français. Il faudra bien comprendre les intentions et savoir décrypter les réalités sous les éléments de langage. Certaines sont déjà connues...

 

 

Au début de son premier septennat, le Président de la République François Mitterrand était reçu à la Knesset. Il y délivrait un message politique essentiel, toujours d'actualité.

 

"On ne peut demander à quiconque de renoncer à son identité...

 

Il appartient aux Palestiniens comme aux autres de décider eux-mêmes de leur sort...

 

A l'unique condition qu'ils inscrivent leur droit dans le respect du droit des autres, dans le respect de la loi internationale et dans le dialogue substitué à la violence..."

 

François Mitterrand, Président de la République, discours à la Knesset, 4 mars 1982.

 

Pour la gauche française, 

la solution au Moyen-Orient 

a toujours été 

la création de deux Etats, 

dans le cadre :

- de l'autodétermination des peuples, 

- du respect du droit de l'autre 

- et du droit international.

 

Le courage de dire et le sens des mots.

 

La stratégie de "non-paix"

 

Alors qu'elle avait été négociée dans le cadre des accords d'Oslo (13 décembre 1993), la solution à deux Etats est régulièrement combattue. Elle constitue l'un des axes de l'accord entre le Hamas et le Hezbollah, (milice chiite libanaise). Elle est rejetée par les gouvernements israéliens et constitue pour Benjamin Nétanyahou l'une de ses lignes de force.

 

Entretenir les vieilles haines recuites depuis presque quatre-vingts ans (1947-2026) est un sauf-conduit pour une politique dévastatrice où se dissimule deux approches :

- assurer la sécurité de l'Etat d'Israël, ce qui est parfaitement légitime 

- mais au moyen d'une stratégie de colonisation à Gaza et en Cisjordanie, ce qui ne l'est absolument pas au regard du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

 

Ces deux approches sont inconciliables dans une perspective de paix. En revanche, elles permettent aux fauteurs de guerre de se servir de la première comme paravent de la seconde, en parfaite hypocrisie.

 

 

Le poids et le sens des mots

 

 

Le courage de dire et le sens des mots.
Le courage de dire et le sens des mots.

 

 

Gérard Contremoulin

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Commenter cet article
A
Ce sont les Arabes qui refusent la solution à deux Etats.<br /> En novembre 1947, ils refusent le résultat du vote de la résolution 181 auquel ils ont participé et déclarent la guerre et attaquent Israel en février 1948.<br /> Plus proche de nous, Arafat refuse de signer les accords de Camp David II. Je vous invite à écouter Bill Clinton, qui a négocié ces accords, à ce sujet.<br /> Il faut vraiment arrêter de présenter les Palestiniens comme des victimes d'Israel. Les Palestiniens ne sont victimes que de leurs dirigeants.<br /> D'autre part, quel crédit donner à des gens dont les organisations dirigeantes, toutes les organisations dirigeantes, ont inscrit dans leur charte respectives la destruction d'Israël ?
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A
Les sionistes ne rêvent que d'une chose : reformer le Grand Israël dont ils sont les légitimes propriétaires puisque Dieu leur a donné ! il faut réécouter les phrases de De Gaulle : la création de l'étai d'Israël a certainement été une erreur due à la culpabilité de l'occident après la Shoah.
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A
La création de l'Etat d'Israël ?<br /> Je me permets de rappeler que "Palestine" est le nom donné à Israël par l'occupant romain dans l'antiquité.<br /> D'autre part, si tout le territoire Israel/Cisjordanie est parsemé de vestiges Juifs datant de l'antiquité, il ne s'y trouve rigoureusement aucun vestige "palestinien". Arafat le savait mieux que quiconque, lui qui avait entrepris de faire faire des fouilles qu'il a très rapidement arrêté au regard de ce qui fut trouvé, ou pas trouvé plutôt.
B
N'oublions pas ce rendez-vous crucial que seront les législatives d'octobre en Israël... peut-être les forces du chaos seront-elles défaites.
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